Les missions de l'École

Mardi 14 juin 2016

La Fabrique - École de la mode et de la décoration - a plusieurs missions : conservatoire, observatoire et laboratoire.

 1. Conservatoire : La Fabrique est une cité des savoir-faire

        1.1. La technique au coeur de l'enseignement

Les métiers de la mode et de la décoration reposent d’abord sur des façonniers, dont la France est un vivier historique. Cité du savoir-faire, La Fabrique forme les professionnels dans une double optique technique. De la connaissance matière jusqu’à la mise sur le marché, l’école donne à ses étudiants une vision transverse et globale de ses métiers, dont ils apprennent à connaître tous les aspects et à s’y acculturer. L’enjeu pour La Fabrique est de perpétuer l'excellence du « made in France » label cher aux industriels et aux grandes maisons du luxe français et internationaux.

La formation dispensée par La Fabrique est unique. Son programme pédagogique fondé sur l’intelligence du concret, avec une forte dominance de l’enseignement opérationnel. La Fabrique s’adresse à tous types d’étudiants : chaque année, 350 élèves et apprentis côtoient 650 adultes, tous mus par leur volonté de comprendre, produire, fabriquer et commercialiser la création.

          1.2. Une école de tradition

La Fabrique est le regroupement de trois écoles historiques des secteurs de la mode et de la décoration, toutes trois nées il y a plus d’un demi-siècle à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris : l’ESIV (Industries du Vêtement, Textile et Habillement) créée en 1945, les Ateliers Grégoire (Métiers de la maroquinerie, tapisserie et décoration d’intérieur) créés en 1920 et Novancia / IFA A. Chauvin (Métiers du merchandising) créée en 1924. Dans ce nouveau cadre, ces trois formations conservent chacune une culture propre et une identité forte, qui ont permis de révéler plusieurs talents prestigieux au cours des années, dont André Courrèges, Jean-Charles de Castalbajac, Franck Boclet ou encore Nathalie Lebas-Vautier.

La fabrication est une tradition française que La Fabrique a à cœur de prolonger. Acteur historique des secteurs de la mode et de la décoration, la France est riche d’une haute technicité. Mais ces deux métiers vont de pair avec un besoin permanent de créativité et de modernité, qui exige de repenser et renouveler en permanence les techniques qui en font la force. La création de La Fabrique en 2013 est une réponse à ce besoin d’allier préservation et réinvention.

 2. Observatoire : La Fabrique explore et rassemble les métiers

            2.1. La technique au coeur de l'enseignement

La Fabrique peut compter sur le soutien de ses nombreux partenaires, dans le luxe comme dans la grande distribution, en complément du réseau de la CCI Paris Ile-de-France, dont est issue une grande partie de ses équipes enseignantes et pédagogiques. Qu’il s’agisse de maisons réputées comme Hermès, Vuitton ou Chanel, ou de grandes enseignes comme les Galeries Lafayette, Monoprix ou Conforama, La Fabrique cultive un lien privilégié avec le monde professionnel qui bénéficie à ses étudiants, autant dans le cadre de leur scolarité (apprentissage, visites d’ateliers, rencontres) qu’au moment de leur entrée sur le marché du travail (le taux d’insertion professionnelle est de près de 90 % dans les 6 mois suivant la fin de la formation).

          2.2. Forte de ce foisonnement, La Fabrique apporte un regard unique sur ses métiers

Lieu de brassage, La Fabrique occupe une position privilégiée pour proposer un regard renouvelé sur le secteur de la mode et de la décoration. En effet, issue du regroupement de trois écoles, elle est en mesure de créer des passerelles entre les différents cursus et métiers qu’elle enseigne.

Cette position unique a permis à La Fabrique de lancer son Observatoire de la fashion tech. L’Observatoire de la fashion tech met en lumière une technologie et la transformation qu’elle peut engendrer pour un métier traditionnel. Cette description technique s’accompagne d’une illustration concrète offerte par l’exemple d’une startup française et d’un éclairage apporté par un regard expert extérieur, qu’il soit économiste, sociologue ou philosophe.

 3. Laboratoire : La Fabrique, animateur et moteur de la fashion tech

        3.1. Expérimenter la nouveauté

La Fabrique contribue à inventer les professions des métiers techniques de la mode, de la décoration et du luxe de demain. Afin de garantir à ses étudiants une formation en lien avec leur profession et le devenir de celle-ci, La Fabrique leur offre une connaissance et une maîtrise les plus larges possibles de leurs évolutions. Ceci passe par des partenariats avec d’autres écoles comme l’Institut Français de la Mode, ou pratique comme l’ESSIE, l'école de l'innovation technologique. A l’heure du numérique et des bouleversements qu’il induit, s’il est indispensable pour les élèves de maîtriser les techniques traditionnelles, leur avenir se construira aussi avec de nouveaux outils de visualisation, de découpage et de fabrication et, par-là, de nouvelles compétences.

La Fabrique donne à ses étudiants les moyens concrets de réinventer la tradition. Afin d’être au centre des nouvelles tendances technologiques de la mode et de la décoration, elle offre à ses publics un accès à des machines traditionnelles (machines à coudre, machines à bois, traceur-découpeur tissu, etc.) et à un fablab (le Lab) équipé de machines-outils novatrices (Imprimantes 3 D, machine de découpe laser) . Le réseau des CCI permet aussi aux élèves de pré-incuber leurs startups avant même d’être diplômés (Incuba’school).

          3.2. La Fashion tech au coeur de la French Tech

La Fabrique se place au cœur d’une filière stratégique pour la France. Le savoir-faire français dans la maroquinerie et la couture est un avantage comparatif indéniable qui dote la France d’une grande compétitivité dans ce secteur. La domination de la France dans le luxe en est un exemple frappant : le chiffre d’affaires mondial de l’industrie du luxe est issu pour ¼ d’entreprises françaises.

Le secteur est néanmoins exposé à une profonde transformation, la fashion tech, dont la France doit pouvoir tirer parti. La fashion tech est une tendance émergente sur laquelle la France doit se positionner pour que son savoir-faire ne demeure pas un héritage. Les objets connectés (textiles techniques compris) font partie du plan « Industrie du futur » présenté en mai 2015 par le ministère de l’Economie : en effet, selon l’étude McKinsey « Industrie 2.0, jouer la rupture pour une Renaissance de l’industrie française », les textiles innovants représenteront en effet un chiffre d’affaires de 120 à 400 milliard d’euros par an d’ici 2025. Alors que la French Tech est devenue un nouvel étendard du « made in France », il est temps pour la mode et la décoration d’y prendre toute leur place.