Les métiers du "faire" ont la côte

Bien que les métiers dits « manuels » aient longtemps souffert d’une mauvaise réputation, en opposition aux métiers dits « intellectuels », ils bénéficient aujourd'hui d’une revalorisation. Dans cette société de l’économie de l’information où tout est automatisé et déshumanisé, il existe un fort désir de redonner un sens à sa vie et cela passe par un retour aux valeurs et aux passions. Tout le monde veut avoir une raison de se lever le matin, quelque chose qui nous fasse vibrer, qui nous motive ! En fait, on souhaite tout simplement se sentir utile et les métiers du "faire" sont une voie toute tracée pour répondre à ce besoin. Le travail de matières et de matériaux permet de s’ancrer dans une réalité qui était fuyante. Comme le souligne Jean-Laurent Cassely (La révolte des premiers de la classe, 2017) « le bonheur est dans le concret » car construire quelque chose c’est aussi se construire.

Les métiers « manuels » ont un autre bienfait : le contact humain. Elément professionnel qui manque cruellement aujourd'hui, car il est certain que passer sa journée face à un ordinateur n’aide pas à se sociabiliser. Fabriquer quelque chose c’est fabriquer pour quelqu’un et cela implique des relations humaines. Relations qui font parfois défaut dans la sphère professionnelle. Les reconvertis souhaitent alors s’engager dans une démarche plus sociale, et pourquoi pas dans une activité locale avec un commerce de proximité.

 

Emmanuelle Le Ny nous explique comment elle a "dépoussiéré" le métier de tapissier d'ameublement en siège

 

 

     Retour à la page de présentation Les étapes de la reconversion professionnelle