L’ESIV, fil d’Ariane chez Kiplay

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Depuis trois générations, les dirigeants de l'entreprise Kiplay sont diplômés du programme mode/ESIV.


Le programme ESIV de La Fabrique créé en 1945 a accueilli trois générations d’étudiants de la famille Pradal, actuellement à la tête de la société Kiplay en Normandie. Retour sur ce lien qui unit la famille à l’ESIV.

La famille Pradal et l’ESIV, c’est sacré … Une relation affective et reconnaissante à l’école qui a formé les trois dernières générations de cette famille d’entrepreneurs normands, fabricants de vêtements d’image et d’équipements de protection individuel : Hubert, le père, qui reprend l’entreprise familiale, Marc, le fils, actuel président de Kiplay et Clément, le petit-fils, jeune diplômé qui vient de rejoindre l’entreprise familiale. Une famille qui baigne dans la fabrication de vêtements depuis le 19e siècle, qui voue une passion pour les tissus, pour les vêtements. « Depuis l’âge de 10 ans, je sais que je veux travailler dans le vêtement, confie Clément, je regardais tous les défilés… mon père ne souhaitait pas forcément que je choisisse cette voie, mais quand il va vu que j’y tenais vraiment, il m’a aidé ». Alors, dans la perspective de travailler dans l’entreprise familiale, Clément a d’abord suivi des études de gestion pour se forger une vision globale du fonctionnement d’une entreprise, puis comme il était attiré par la production, il a intégré l’ESIV après sa licence professionnelle, pour se spécialiser dans la technique du vêtement. Pour Marc Pradal, il était naturel que son fils rentre à l’ESIV d’une part parce qu’il s’agit de l’école qu'il a suivie, mais aussi parce que « c’est une école atypique qui forme des ingénieurs, des experts qui maîtrisent leur métier, des experts qui ont la maîtrise technique des produits et de la production. » Parce que, pour lui, « derrière les défilés des Fashion Week, il y a des techniciens, bacheliers professionnels, titulaires de BTS et des experts qui font vivre le savoir-faire français ».

 

Connaître la réalité du produit

Le père et le fils gardent de formidables souvenirs de leurs années à l’ESIV. Si le père y a trouvé une deuxième famille et un réseau, le fils, les savoirs nécessaires pour relever les défis du Made in France, du Made in Normandie. « Clairement, je n’aurai pas relancé la production en France, si Clément n’était pas rentré dans l’entreprise confirme Marc Pradal, il faut de la passion et je savais que je pouvais avoir confiance en lui, il a amené une gestion de la production plus actuelle. » Ainsi, depuis deux ans, avec l’arrivée (le retour !) de Clément, l’atelier de Saint-Pierre-d’Entremont (Orne) est passé de 5 à 15 salariés avec une nouvelle production Made in France de jeans et de pantalons homme et femme, le reste de la production relevant du vêtement connecté professionnel. Kiplay s’engage donc aujourd’hui sur deux segments qui participent au renouveau de l’industrie française de l’habillement, la technologie et le Made in France. Pour continuer à développer ces nouveaux marchés, tous deux s’accordent à dire qu’il faut « des managers qui connaissent bien le produit, qui ont une vraie maîtrise du métier et les connaissances techniques, des managers comme ceux formés à l’ESIV, seule école technique de ce niveau d’étude en France. » D’ailleurs, poursuit Marc Pradal, qui est aussi Co-Président de l’Union française des industries de la mode et de l’habillement (UFIMH), membre des conseils d’administration de l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH), du DEFI et président de Normandie Habillement, « il faudrait que les professionnels s’attachent à mailler davantage les formations au niveau national pour amener les jeunes d’un bac professionnel vers un BTS puis à l’ESIV afin que la filière puisse disposer d’encore plus de managers, d’entrepreneurs de la mode, de nouveaux dirigeants de PME ou de responsables d’entreprise. »

A l’ESIV, nous sommes particulièrement fiers d’avoir accueilli et formé trois générations d’étudiants de la famille Pradal, notamment quand ils reconnaissent la qualité de la pédagogie proposée « la mini-entreprise, c’est génial ! Le meilleur moyen de se préparer à la vie d’une entreprise de mode » et qu’un de leur grand souvenir reste le jour « où on m’a mis derrière une machine à coudre ». Si pour Marc, « cela a été un grand choc, mais la meilleure formation possible », pour Clément, « cela a été un plaisir de découvrir la technicité du produit ». Et de conclure que « malgré les périodes difficiles traversées par l’industrie française de la confection, l’ESIV a toujours formé des experts à travers le temps qui perpétuent le savoir-faire dans le métier. 

Lundi 12 juin 2018